💡 À retenir
Réponse rapide : Le crédit amortissable rembourse chaque mois une part de capital + intérêts (le standard). Le crédit in fine ne rembourse que les intérêts pendant toute la durée, puis solde le capital en une seule fois à l'échéance — coût total bien supérieur, mais stratégiquement avantageux pour certains investisseurs.
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Fonctionnement du crédit amortissable
Le crédit amortissable est la forme la plus répandue en France. Chaque mensualité se compose d'une part d'intérêts et d'une part de remboursement du capital. Au fil du temps, la part d'intérêts diminue tandis que la part de capital augmente : c'est le tableau d'amortissement.
Avantages principaux :
- Mensualités stables et prévisibles
- Capital remboursé progressivement (patrimoine net croissant)
- Coût total des intérêts maîtrisé
- Accessible sans condition de patrimoine
Ce format convient à la grande majorité des acquéreurs, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou d'un investissement locatif classique.
Fonctionnement du crédit in fine
Dans un crédit in fine, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts chaque mois. Le capital emprunté reste intact jusqu'au dernier jour du prêt, où il est remboursé en totalité. La banque exige en contrepartie un nantissement : une assurance vie, un PEA ou un contrat de capitalisation dont la valeur doit couvrir progressivement le capital dû.
Avantages pour l'investisseur :
- Mensualités réduites (intérêts seulement) → meilleur cashflow locatif immédiat
- Capital disponible reste investi et continue de fructifier
- Intérêts entièrement déductibles des revenus fonciers chaque année (100 % de la mensualité est déductible, contre seulement la part intérêts dans un amortissable)
Inconvénients :
- Coût total des intérêts bien plus élevé
- Nécessite un patrimoine existant à nantir
- Risque si le capital nanti perd de la valeur
Comparaison chiffrée : 200 000 € à 3,5 % sur 15 ans
| Critère | Amortissable | In fine | |---|---|---| | Mensualité | 1 430 € | 583 € | | Intérêts totaux | 52 400 € | 105 000 € | | Capital remboursé en fin | 0 € | 200 000 € | | Déductibilité annuelle (foncier) | Partielle (part intérêts décroissante) | Totale (100 %) |
En 2026, avec les taux immobiliers autour de 3,2–3,8 % pour les bons profils, l'écart de coût brut est significatif. Mais si le capital nanti (ex. : assurance vie en fonds euros à 3,5 %) génère un rendement supérieur ou égal au taux du prêt, et que les intérêts sont déductibles à la tranche marginale (41 % ou 45 %), le crédit in fine peut être financièrement plus rentable en net.
À qui s'adresse le crédit in fine ?
Le crédit in fine est une niche réservée aux investisseurs patrimoniaux aguerris :
- Tranche marginale d'imposition élevée (41 % ou 45 %) : la déductibilité totale des intérêts représente un avantage fiscal massif
- Patrimoine financier existant pouvant être nanti (minimum 30 à 40 % du capital emprunté)
- Stratégie de transmission : le capital reste mobilisable et peut être transmis via l'assurance vie
- Investissement locatif meublé (LMNP) ou en nom propre soumis au régime réel
Pour un primo-accédant ou un investisseur débutant, le crédit amortissable reste la seule option pertinente.
💡 À retenir
À retenir
- Le crédit amortissable coûte 52 400 € d'intérêts sur 200 K€/15 ans à 3,5 %, contre 105 000 € pour l'in fine
- Le crédit in fine est intéressant uniquement si les intérêts sont déductibles (régime réel) et le capital nanti rentabilisé
- La banque exige un nantissement (assurance vie, PEA) comme garantie supplémentaire
Pour aller plus loin :
- Quels sont les taux de crédit immobilier en 2026 ?
- Comment déduire les intérêts d'emprunt de ses impôts ?
- Investir en LMNP sans apport : est-ce possible ?
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