💡 À retenir
Réponse rapide : En cas de décès du titulaire avant la liquidation de la retraite, le PER est transmis aux bénéficiaires désignés (comme une assurance vie) avec les mêmes avantages fiscaux : 152 500€ par bénéficiaire exonérés de droits de succession pour les versements avant 70 ans. Après la liquidation (si en rente), le conjoint peut bénéficier d'une rente réversible.
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Deux situations distinctes : avant ou après liquidation
Décès avant la liquidation de la retraite
Si le titulaire décède avant d'avoir liquidé son PER (le cas le plus fréquent pour les actifs), le capital accumulé est transmis aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire.
La clause bénéficiaire du PER : comme en assurance vie, tu désignes librement les bénéficiaires (conjoint, enfants, tiers). Si aucun bénéficiaire n'est désigné, le capital intègre l'actif successoral (traitement moins favorable).
Fiscalité successorale :
Pour les versements effectués avant 70 ans :
- Exonération par bénéficiaire jusqu'à 152 500€
- Au-delà : prélèvement de 20% jusqu'à 700 000€, puis 31,25%
Pour les versements effectués après 70 ans :
- Abattement global de 30 500€ (partagé entre tous les bénéficiaires)
- Au-delà : droits de succession selon le lien de parenté
Exonération totale pour le conjoint : depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint ou partenaire PACS est totalement exonéré de droits de succession (y compris sur les capitaux décès du PER). Cette exonération s'applique quelle que soit la valeur transmise.
Décès après la liquidation (en rente)
Si le titulaire a déjà converti son PER en rente viagère et décède ensuite :
- Rente simple : la rente cesse au décès, le capital résiduel revient à l'assureur
- Rente réversible : une partie de la rente (60-100% selon l'option) continue d'être versée au conjoint/partenaire bénéficiaire jusqu'à son propre décès
- Annuités garanties : la rente est garantie un certain nombre d'années (ex : 10 ans). Si le titulaire décède avant, les annuités restantes sont versées aux héritiers
L'importance de la clause bénéficiaire
La clause bénéficiaire doit être rédigée avec soin. Formulations courantes :
"Mon conjoint, à défaut mes enfants par parts égales, à défaut mes héritiers légaux" — formulation classique et efficace.
Ne pas confondre :
- Bénéficiaire en cas de décès (clause bénéficiaire) : reçoit le capital du PER hors succession
- Héritiers légaux : reçoivent l'actif successoral ordinaire
Si tu veux favoriser un enfant spécifique ou un tiers, la clause bénéficiaire du PER est un outil puissant (dans les limites de la réserve héréditaire).
Le PER : un outil de transmission efficace
Le PER est souvent sous-estimé comme outil de transmission. Pour un couple sans enfants avec un patrimoine important, alimenter le PER jusqu'à la mort (sans le liquider) permet de transmettre jusqu'à 152 500€ par bénéficiaire hors succession — une exonération de droits de succession comparable à l'assurance vie.
Stratégie succession : si tu n'as pas besoin de ton PER pour vivre à la retraite (autres revenus suffisants), ne pas le liquider et le laisser fructifier jusqu'au décès peut être une stratégie de transmission optimale.
💡 À retenir
À retenir
- PER décès (avant liquidation) : transmission hors succession comme l'assurance vie
- Exonération 152 500€ par bénéficiaire (versements avant 70 ans)
- Conjoint survivant : totalement exonéré de droits sur le capital décès du PER
Pour aller plus loin :
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