SCPI

SCPI : quels sont les risques ?

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💡 À retenir

Réponse rapide : Les SCPI comportent 4 risques réels : baisse du prix de part (certaines ont perdu 15-25% en 2023), réduction des dividendes (taux non garanti), illiquidité (impossible de revendre rapidement en période de stress), et fiscalité (revenus fonciers jusqu'à 62% de charges sociales et fiscales pour les hauts revenus).

Risque 1 : la baisse du prix de part

C'est le risque qui a le plus marqué les esprits récemment. Entre 2022 et 2024, la forte hausse des taux d'intérêt a réévalué à la baisse les actifs immobiliers, notamment les bureaux. Plusieurs grandes SCPI ont réduit leur prix de part :

| SCPI concernée (exemples génériques) | Baisse du prix de part 2023-2024 | |---|---| | SCPI de bureaux Paris | -15 à -25% | | SCPI commerces premium | -5 à -12% | | SCPI diversifiées | -3 à -8% | | SCPI logistique et entrepôts | stable à légèrement positif | | SCPI européennes récentes | -3 à -5% |

Un investisseur ayant acheté 100 000€ de SCPI bureaux fin 2021 pouvait se retrouver avec une valeur de 75 000-85 000€ en 2024, malgré des dividendes versés entre-temps.

La leçon : le prix de part n'est pas garanti. Contrairement aux fonds euros, les SCPI peuvent perdre de la valeur.

Risque 2 : la réduction ou suppression des dividendes

Le dividende d'une SCPI n'est jamais garanti. Il dépend directement des loyers encaissés, eux-mêmes influencés par :

  • Le taux d'occupation financier (TOF) : si des locataires partent et que les locaux restent vides, les loyers baissent
  • Les renégociations de baux : les entreprises locataires renégocient à la baisse en période difficile
  • Les provisions pour gros travaux : des travaux importants peuvent ponctionner le résultat distribuable

Plusieurs SCPI ont réduit leur dividende de 5 à 20% sur 2022-2024. Toujours vérifier l'historique des dividendes sur 10 ans avant d'investir.

Risque 3 : l'illiquidité

Les SCPI ne sont pas liquides. Contrairement à des ETF que tu revends en bourse en quelques secondes, céder ses parts de SCPI peut prendre :

  • SCPI à capital variable : quelques semaines à plusieurs mois (si les nouvelles souscriptions ne compensent pas les rachats, les demandes s'accumulent)
  • SCPI à capital fixe : délai indéterminé sur le marché secondaire, avec possibilité de décote importante

En 2023, certaines SCPI à capital variable ont suspendu temporairement les rachats face à un afflux de demandes — les investisseurs ont dû attendre 6 à 12 mois pour récupérer leurs fonds.

Risque 4 : la fiscalité

Pour un investisseur à TMI 30%, les revenus SCPI français sont taxés à hauteur de 47,2% (30% IR + 17,2% PS). Un taux de distribution de 4,5% donne un rendement net d'environ 2,4% — équivalent au Livret A, mais avec tous les risques précédemment cités.

La solution pour atténuer ce risque : SCPI européennes (pas de prélèvements sociaux sur revenus étrangers) ou SCPI en assurance vie (fiscalité de l'enveloppe).

Comment limiter ces risques

  1. Diversifier : ne pas mettre plus de 10-15% de son patrimoine en SCPI
  2. Choisir des SCPI européennes pour la fiscalité et la diversification géographique
  3. Vérifier le taux d'occupation (>90%) et l'historique de dividendes (10 ans)
  4. Investir via assurance vie pour la liquidité améliorée et la fiscalité allégée
  5. Horizon minimum 10 ans pour amortir frais et absorber les cycles immobiliers

💡 À retenir

À retenir

  • Risque principal 2023-2024 : baisses de prix de parts de 15 à 25% sur les SCPI de bureaux
  • Dividende non garanti : vérifier l'historique sur 10 ans
  • Illiquidité réelle en période de stress : prévoir un horizon de 10 ans minimum

Pour aller plus loin :

Questions fréquentes