💡 À retenir
Réponse rapide : Un auto-entrepreneur peut choisir entre le versement libératoire (1 % à 2,2 % du CA selon l'activité) et le barème progressif de l'IR avec abattement forfaitaire. Le versement libératoire est avantageux dès lors que la tranche marginale d'imposition est égale ou supérieure à 30 %.
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Les deux régimes d'imposition disponibles
Le versement libératoire de l'IR (VFL)
Cette option permet de payer l'impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales, directement sur le chiffre d'affaires brut, sans abattement. Les taux 2026 sont :
- 1 % pour les activités de vente de marchandises (BIC commercial)
- 1,7 % pour les prestations de services BIC
- 2,2 % pour les activités libérales (BNC)
Condition d'éligibilité : le revenu fiscal de référence du foyer de l'année N−2 ne doit pas dépasser certains seuils (environ 27 794 € par part en 2026). L'option doit être exercée avant le 30 septembre pour s'appliquer l'année suivante.
Le barème progressif de l'IR
Sans option pour le VFL, les revenus sont intégrés dans la déclaration de revenus (formulaire 2042-C PRO) après application d'un abattement forfaitaire représentatif des charges :
- 71 % pour les activités d'achat-revente (BIC commercial)
- 50 % pour les prestations de services BIC
- 34 % pour les activités libérales (BNC)
La base imposable est donc le CA multiplié par 29 %, 50 % ou 66 % selon l'activité.
Plafonds de la micro-entreprise en 2026
| Type d'activité | Plafond CA annuel | Abattement fiscal | |---|---|---| | Vente de marchandises (BIC) | 188 700 € | 71 % | | Prestations de services (BIC) | 77 700 € | 50 % | | Activités libérales (BNC) | 77 700 € | 34 % |
Au-delà de ces plafonds sur 2 années consécutives, la micro-entreprise bascule automatiquement au régime réel.
Les cotisations sociales : à ne pas oublier
Les cotisations sociales sont calculées sur le CA brut, indépendamment du régime fiscal :
- 12,3 % pour les activités commerciales
- 21,2 % pour les activités libérales relevant de la CIPAV ou de la Sécurité sociale des indépendants
Ces cotisations couvrent maladie, retraite de base, retraite complémentaire et invalidité-décès. Elles sont non déductibles dans le régime micro.
Comparaison VFL vs barème progressif : exemple chiffré
Un auto-entrepreneur prestataire de services BIC réalise 50 000 € de CA en 2026. Sa TMI est de 30 %.
Option barème progressif :
- Abattement 50 % : revenu imposable = 25 000 €
- Impôt approximatif (TMI 30 %) : ~7 500 €
Option versement libératoire :
- Taux VFL : 1,7 % × 50 000 = 850 € d'IR
Économie nette : environ 6 650 € grâce au VFL. L'avantage est considérable dès que la TMI atteint 30 %.
À l'inverse, si la TMI est de 11 %, le barème progressif devient souvent plus intéressant car l'impôt sur 25 000 € à 11 % (environ 2 750 €) reste supérieur aux 850 € du VFL — dans ce cas précis, le VFL reste légèrement avantageux, mais l'écart se réduit fortement pour les faibles revenus.
Démarches pratiques
- Déclaration mensuelle ou trimestrielle du CA sur autoentrepreneur.urssaf.fr
- Déclaration fiscale complémentaire sur le formulaire 2042-C PRO, case 5KO (BIC services) ou 5HQ (BNC)
- Option VFL : formulaire à adresser à l'URSSAF avant le 30 septembre
💡 À retenir
À retenir
- VFL avantageux si TMI ≥ 30 % ; barème à préférer si TMI ≤ 11 %
- Plafonds 2026 : 188 700 € (commercial) et 77 700 € (services/libéral)
- Cotisations sociales : 12,3 % (commercial) ou 21,2 % (libéral) sur le CA brut
Pour aller plus loin :
- PER pour travailleur indépendant : comment en profiter ?
- TMI : comment calculer sa tranche marginale d'imposition ?
- CFE : qu'est-ce que la cotisation foncière des entreprises ?
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